Le mar­ché des fu­sions-ac­qui­si­tions en Eu­rope cen­trale et orien­tale af­fiche un ni­veau re­cord de­puis 2013 et des ac­tifs pro­met­teurs pour 2017

Par­ti­ci­pa­tion crois­sante des in­ves­tis­seurs bri­tan­niques et asia­tiques en Eu­rope cen­trale et orien­tale

25/01/2017

Selon l’Étude sur les fusions-acquisitions en Europe émergente 2016/2017 publiée par CMS en collaboration avec EMIS, la valeur des opérations de fusions-acquisitions réalisées en Europe centrale et orientale a atteint un niveau record en 2016, à 86,7 milliards d’euros, soit une hausse de 62% par rapport à 2015. Il s’agit du meilleur résultat depuis 2013. Avec un total de 1 985 transactions, la région Europe centrale et orientale a connu un recul de 7% en termes de volume d’opérations annoncées, mais leur valeur médiane a progressé de 2 millions d’euros pour s’établir à 11,2 millions d’euros.

Helen Rodwell, avocat associé, Corporate Practice Europe centrale et orientale, CMS : « Face à l’atonie de la croissance mondiale et à l’incertitude liée aux événements politiques, les parties prenantes ont fait preuve de prudence. Un regain de confiance a toutefois pu être observé fin 2016, augurant une année 2017 riche en fusions-acquisitions. De nombreux facteurs invitent à l’optimisme pour l’année à venir, notamment la série d’opérations déjà en attente de finalisation. »

Selon CMS, cabinet d’avocats leader en termes de nombre d’opérations traitées dans les pays d’Europe centrale et orientale au cours des cinq dernières années*, les performances contrastées en fonction des pays en 2016 reflètent la fragmentation de la région. La Russie et la Pologne sont restées respectivement en première et deuxième place en termes d’activités, malgré la baisse du nombre d’opérations. La République tchèque et la Roumanie ont quant à elles signé les plus fortes progressions au sein de la région.

Radivoje Petrikic, avocat associé, Corporate Practice Europe centrale et orientale, CMS : « L’activité en Europe centrale et orientale en 2016 a également été marquée par la progression rapide de l’influence des investisseurs asiatiques, notamment en provenance de la Chine. Le fort intérêt chinois dans la région est assez récent et annonce une vague d’investissements pour l’avenir. »

En 2016, les dépenses du Royaume-Uni et de la Chine en Europe centrale et orientale ont été multipliées par deux, pour atteindre respectivement 5,2 milliards d’euros et 4,4 milliards d’euros. Ils se hissent ainsi à la deuxième et à la troisième place du classement des investisseurs étrangers dans la région en termes de valeur. Bien que celle des investissements américains ait chuté de deux tiers, les États-Unis conservent la tête du classement sur la base du volume d’opérations réalisées (88), suivis du Royaume-Uni (75), de l’Allemagne (66), de la France (46) et de l’Autriche (37).

Sur le plan sectoriel, l’immobilier et la construction ont tiré leur épingle du jeu dans la région, totalisant 357 opérations pour une valeur de 17,8 milliards d’euros (hausse de 89% de la valeur). Arrivent ensuite l’industrie manufacturière, les télécoms et les technologies de l’information.

Stefan Stoyanov, responsable mondial des bases de données F&A, EMIS : « Nous tablons sur une hausse du nombre d’opérations dans le secteur bancaire en 2017. La faiblesse des bénéfices, la restructuration en cours de la dette grecque, les lourdes amendes infligées aux établissements financiers, les nouvelles réglementations sectorielles et la crise bancaire italienne sont autant de facteurs qui stimuleront les cessions de participations et de portefeuilles NPL en Europe émergente. »

L’activité de private equity s’est renforcée sur les marchés d’Europe centrale et orientale en 2016, la valeur combinée des entrées et sorties ayant plus que doublé à 28,4 milliards d’euros. Dans l’ensemble, les entrées ont été deux fois plus importantes que les sorties.

La région semble être en pleine prise de confiance, comme en témoigne le nombre croissant d’opérations sans participation étrangère. De nombreuses entreprises et sociétés de private equity nationales disposent à présent de capacités suffisantes pour réaliser des opérations transfrontalières sans soutien extérieur. La Russie (575), la République tchèque (159), la Pologne (146) et la Turquie (112) ont été les pays les plus actifs.

L’Étude sur les fusions-acquisitions en Europe émergente 2016/2017 combine les tendances qui ont animé les pays d’Europe centrale et orientale en 2016 et les prévisions pour 2017. 

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Publication
CMS & EMIS - Emerging Europe M&A Report 2016-17
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Helen Rodwell
Helen Rodwell
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