Le Saviez-Vous ?
Les dispositions relatives à l’adoption ont fait peau neuve à la suite du vote par le Gouvernement de la loi n° 1.470 du 17 juin 2019.
La loi a souhaité mettre en exergue trois points fondamentaux :
- Une considération plus importante de l’intérêt de l’enfant ;
- L’importance du consentement libre et éclairé ;
- L’adéquation entre l’adoption et la vie de famille.
C’est la raison pour laquelle désormais :
- Le Juge Tutélaire intervient dans la procédure d’adoption pour ordonner une enquête sur la personnalité de l’enfant et l’environnement familial ;
- L’enfant adopté peut être entendu par le Juge Tutélaire ;
- Son consentement est recueilli dès l’âge de 13 ans au lieu de 15 ans.
Enfin, la loi a eu pour ambition de moderniser les règles relatives à l’adoption, notamment en :
- Supprimant le terme d’adoption « légitimante » au profit d’adoption « plénière » ;
- Supprimant la condition d’absence de descendants légitimes dans l’adoption plénière ;
- Abaissant l’âge de l’adoptant à 26 ans au lieu de 30 ans.
En Savoir Plus
Outre une modernisation des règles, notamment inspirée du droit français et du droit suisse, la loi n° 1.470 marque une avancée importante en consacrant, en droit interne, le droit d’accès à ses origines, prévu par la Convention de New York du 20 novembre 1989 relative aux droits de l’enfant, qui avait en effet été rendue exécutoire en Principauté par l’Ordonnance Souveraine n° 11.003 du 10 septembre 1993.
En effet, les informations relatives à la filiation biologique de l'enfant adopté, lorsqu'elles ont été communiquées, sont conservées au greffe général et peuvent être communiquées à l'adopté, voir à ses descendants légitimes, naturels ou adoptifs après son décès.
Enfin, la loi du 17 juin 2019 a également sensiblement élargi la vocation successorale de l’enfant adopté.