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Publications 05 août 2011 · France

Droit au compte bancaire pour les non-résidents

5 min de lecture

Sur cette page

Nos expatriés en rêvaient, le législateur de 2011 l'a fait : l'article 52 de la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 (simplification et amélioration de la qualité du droit) consacre le droit au compte bancaire pour tous les Français domiciliés hors de France.

Jusqu'alors, l'article L 312-1 du Code monétaire et financier réservait le bénéfice du droit à l'ouverture d'un compte de dépôt dans l'établissement bancaire de leur choix aux seules personnes physiques ou morales domiciliées en France, sans aucune référence à la nationalité des personnes concernées. Si rien dans la loi ne restreignait la possibilité pour une banque établie sur le territoire français d'accéder à la demande d'ouverture de compte faite par un Français non-résident, aucune obligation ne s'imposait en revanche à elle.

En pratique, de telles ouvertures de compte étaient souvent refusées ou assujetties à des conditions extrêmement contraignantes pour les expatriés, tenant pour l'essentiel aux impératifs d'identification des intéressés. Ainsi, arguant de ce que les articles R. 312-2 et R. 563-1 du Code monétaire et financier imposent la vérification du domicile et de l'identité du candidat à l'ouverture d'un compte par la présentation d'un document officiel portant sa photographie, certaines banques exigeaient le déplacement en personne du candidat dans leur établissement.

Désormais, « toute personne physique de nationalité française résidant hors de France, dépourvue d'un compte de dépôt, bénéficie également du droit à l'ouverture d'un tel compte dans l'établissement de crédit de son choix ». Les banques ont donc aujourd'hui l'obligation de traiter sur le même pied l'ensemble des ressortissants français, qu'il s'agisse de résidents ou de non-résidents.

L'adoption de ce dispositif, initiée par le Sénat, ne s'est pas faite sans réticence. A l'origine, celui-ci n'emportait l'adhésion ni du gouvernement (RM Mme Garriaud-Maylan, JO Sénat du 01/10/2009), ni de l'Assemblée nationale.

Les critiques portaient sur sa compatibilité avec les objectifs de lutte contre le blanchiment qui impliqueraient, lorsque la présence physique de la personne n'est pas possible, l'obtention de pièces justificatives supplémentaires et la mise en oeuvre de mesures de vérification complémentaires.

Pour évincer ce grief, les sénateurs ont souligné que, s'il importe que les banques puissent procéder à des vérifications d'identité à l'ouverture d'un compte en banque, il est toutefois possible, sans que cela ne crée de nouvelles charges budgétaires, de prévoir un dispositif local d'authentification des documents, par exemple par l'intermédiaire des services consulaires.

L'argument a porté.

 Par Elisabeth Flaicher- Maneval, avocat

Article paru dans la revue Option Finance du 4 juillet 2011

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