Des outils techniques pour financer le développement d’un secteur de pointe. La maturité de cette industrie appelle le développement d’outils adaptés aux actifs générés par les entreprises du secteur et tenant compte de leurs spécificités.
- Un large panorama de mode de financement. Les acteurs français du jeux vidéo bénéficient d'une palette de solutions de financement alliant des interventions[EF1] [GB2] publiques, la levée de capitaux privés (ventures, private equity) ou publics (accès aux marchés financiers) et des financements corporate et structurés.
- Au titre des mécanismes publics ou parapublics, on peut citer le crédit d’impôt jeux vidéo, le crédit d’impôt recherche, le Fonds d’aide aux jeux vidéo, certains prêts participatifs (par exemple, de l’Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC) ou des fonds régionaux) ou certaines avances.
- Aujourd’hui le financement privé est marqué par l’intervention de fonds de private equity (essentiellement acteurs du venture capital) et d’acteurs bancaires spécialisés. L’augmentation et la diversification des besoins rendent nécessaire le développement d’autres sources de financement, notamment ceux plus habituellement fournis par les établissements de crédit ou les fonds de dette.
- Des types de financements structurés qui dépendent du rôle de chaque acteur et de ses actifs. Editeurs, studios, distributeurs, plateformes de jeux, communautés, sponsors…à chaque acteur son rôle, mais aussi ses besoins, dans la chaine de financement. De manière plus précise, chaque acteur dispose de droits et d'actifs qui lui permet de lever des financements structurés qui y sont adossés. L'étude de chaque type d'actifs détermine la "bancabilité" de ces actifs, les risques associés et in fine les caractéristiques d'un possible financement.
- La mobilisation du crédit d’impôt jeux vidéo (ou pour les entreprises concernées, du crédit d’impôt recherche) constitue une source importante de financement. En cédant à titre d’escompte sa créance de crédit d’impôt, l’entreprise touche un prix immédiat et en grande partie définitif, bien avant la date à laquelle l’administration fiscale doit verser le crédit d’impôt concerné. L’entreprise peut alternativement utiliser ses crédits d’impôt pour garantir les financements qui lui sont octroyés. Ces approches permettent au financeur d’avoir un recours sur l’Etat au titre de la créance de crédit d’impôt cédée et donc de diversifier et améliorer les risques pris dans le cadre de l’opération.
- Les acteurs du jeux vidéo disposent d’autres actifs pour lever des financements : créances sur des partenaires (comme des distributeurs ou des éditeurs), flux générés par un catalogue de jeux ou par les projets en cours de finalisation…
L’ensemble de ces actifs représente des flux futurs, pouvant être avancés dans le cadre d’un financement structuré. Ces actifs engendrent des risques différents, associés aux jeux ou aux créances concernés, qui nécessitent une bonne connaissance sectorielle, afin de bien en apprécier la réalité.
Dans le cadre d’un financement structuré, ces risques peuvent donner lieu à la mise en place de structures particulières, comme des réserves en cash (couvrant des risques identifiés) ou des entités ad hoc (permettant d’isoler les actifs générant les flux auxquels le financement est adossé).
- Ces opérations de financement peuvent également prévoir des mécanismes d’intéressement permettant d’obtenir un financement non-dilutif du point capitalistique, tout en rémunérant la contribution à la création de valeur à laquelle le prêteur participe, selon le stade de mise en place de l’opération.
Votre accompagnement
- Analyse de vos actifs pour déterminer leur « bancabilité »
- Montage des opérations de financement structuré
- Rédaction et négociation de la documentation juridique