Nous avons le plaisir de vous adresser l’édition 2023 de la European Private Equity Study de CMS, une analyse détaillée de plus de 100 opérations sur lesquelles CMS est intervenu en 2022 et 2021.
Voici un résumé des points clés :
- Le volume des transactions est resté soutenu jusqu'au troisième trimestre, avant de chuter au quatrième trimestre
- Les nouveaux investissements ont représenté 85 % des transactions analysées, avec moins de sorties et d’opérations secondaires en 2022 par rapport à 2021
- Le recours aux processus d’enchères a diminué ce qui pourrait s’expliquer par une moindre implication des fonds aux côtés des vendeurs
- L’entrée sur de nouveaux marchés était le moteur principal des opérations analysées (64 % des opérations), tandis que la digitalisation n’est plus le premier moteur
- Le secteur des Technologies, Media & Télécommunications (TMT) a été le plus représenté dans les opérations, suivi du secteur de l’immobilier/construction puis du secteur de la santé.
- Le recours aux clauses MAC est tombé à 10 % en 2022 vs 15% en 2021
- Moins d’opérations ont été soumises à une autorisation au titre du contrôle des investissements étrangers : 8 % en 2022 contre 15% en 2021
- Les assurances W&I (garanties et indemnisations) ont joué un rôle prédominant dans les opérations de private equity, augmentant avec la valeur de la transaction
- Il existe toujours une préférence marquée (80 %) pour les mécanismes de « locked box » (prix d'achat fixé à la signature, sans ajustement du prix au closing), alors que le recours aux mécanismes d’ajustement du prix d’achat a diminué
- L’utilisation des clauses de Earn-Out a globalement augmenté en 2022, toutefois, elles ont été beaucoup plus souvent utilisées sur des opérations de petite taille que sur les opérations plus importantes
- Les critères ESG sont encore assez peu traités de manière spécifique dans les due diligence juridiques et dans la documentation contractuelle
- Management package : le recours aux clauses de vesting a augmenté par rapport à 2021, d’un autre côté, les clauses de leavers ont été durcies, avec une augmentation des clauses de rachat du sweet equity et du strip equity (investissement pari passu) en cas de bad leavers
- De manière générale, nous avons constaté une évolution favorable aux acheteurs à travers certains indicateurs, par exemple, l'utilisation accrue des seuils dans les garanties par rapport aux franchises
Principaux enseignements tirés de cette analyse
- Investissements versus sorties : en 2022, les sorties ont été encore moins nombreuses que l'année précédente (7,8 % en 2022 contre 14,8 % en 2021), ce qui indique que le contexte économique s'est encore détérioré pour les sorties. 85,4 % des transactions analysées étaient de nouveaux investissements, tandis que 6,8 % étaient des opérations secondaires (c'est-à-dire des transactions entre fonds de private equity), ce qui est nettement moins qu'en 2021 (15,7 %). La tendance observée en 2021, à savoir qu'un grand nombre d'opérations étaient des opérations de build-up, s'est encore accélérée en 2022 (52 % des opérations en 2022, contre 43 % des opérations en 2021).
- Moteur des opérations : la digitalisation n'est plus le principal moteur des opérations, et n'est plus ainsi le critère prédominant lors de la sélection des cibles.
- Contrôle des investissements étrangers : au cours de l’année écoulée, moins d’opérations ont été soumises à une autorisation au titre du contrôle des investissements étrangers (8,4 % en 2022 contre 15,3 % en 2021).
- Clauses d’ajustement de prix : il existe toujours une préférence marquée (80 %) pour les mécanismes de « locked box » (prix d'achat fixé à la signature, sans ajustement du prix au closing). Entre 2021 et 2022, le recours à des mécanismes d'ajustement du prix d'achat a diminué d'environ 6 points dans les opérations de private equity (alors que l'utilisation de mécanismes d'ajustement du prix d'achat a augmenté de 3 points dans les opérations de M&A).
- Earn-outs : augmentation de 12 points de l'utilisation des clauses d'earn-out en 2022 par rapport à 2021 (37 % de l’ensemble des transactions examinées). Toutefois, les clauses d’earn-out ont été beaucoup plus souvent utilisées sur des opérations de petite taille (45 %) que sur les opérations plus importantes (7 % seulement des opérations à plus de 100 millions d'euros).
- Clauses de non-concurrence : en 2022, les acheteurs ont obtenu des clauses de non-concurrence plus strictes : 38 % des transactions prévoyant une clause de non-concurrence d'une durée supérieure à 30 mois, alors que seules 24 % des opérations avec des acheteurs industriels comportaient des clauses avec des durées aussi longue.
- Management package : le recours aux clauses de vesting a augmenté par rapport à 2021, bien que leurs conditions soient devenues plus favorables aux managers - avec des périodes de vesting plus courtes (un horizon temporel de deux à trois ou de quatre à cinq ans en 2022). D’un autre côté, les clauses de leavers ont été durcies, avec une augmentation des clauses de rachat du sweet equity et du strip equity (investissement pari passu) en cas de bad leavers (en augmentation de 10 points par rapport à 2021).
- Les rapports de force dans la négociation entre vendeurs et acheteurs : peu de changements sur la plupart des autres paramètres des opérations par rapport aux années précédentes. Sur certains sujets (par exemple, l'utilisation accrue des seuils dans les garanties par rapport aux franchises), nous avons constaté une évolution favorable aux acheteurs.
L’étude complète peut être téléchargée en cliquant sous le lien ci-dessous. Si vous souhaitez approfondir certains points ou nous soumettre des problématiques spécifiques à votre juridiction ou à votre secteur d’activité, nous serons ravis d’échanger avec vous dans le cadre d’un webinaire ou d’une table ronde.
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L’équipe Private Equity de CMS France