Open navigation
Recherche
Bureaux – France
Découvrez tous nos bureaux
Couverture mondiale

En plus de proposer des conseils spécifiquement adaptés aux juridictions locales, les avocats de CMS Francis Lefebvre vous accompagnent dans la gestion efficace de vos activités à l'échelle mondiale.

Explorez notre couverture mondiale
À propos de CMS – France
Comment pouvons-nous vous aider ?

Si vous avez une question et que vous ne savez pas à qui vous adresser, veuillez compléter le formulaire ci-dessous et un membre de notre équipe vous contactera.

Contactez nous
Recherche
Expertises
Insights

Les avocats de CMS sont en mesure de fournir des conseils résolument tournés vers l'avenir, grâce à un large panel de domaines de compétence et une force de frappe internationale.

Explorez les thèmes
Bureaux
Couverture mondiale

En plus de proposer des conseils spécifiquement adaptés aux juridictions locales, les avocats de CMS Francis Lefebvre vous accompagnent dans la gestion efficace de vos activités à l'échelle mondiale.

Explorez notre couverture mondiale
CMS France
Insights
À propos de CMS
Comment pouvons-nous vous aider ?

Si vous avez une question et que vous ne savez pas à qui vous adresser, veuillez compléter le formulaire ci-dessous et un membre de notre équipe vous contactera.

Contactez nous

Sélectionnez votre région

Publications 24 sept. 2009 · France

Emissions d'obligations convertibles en actions

gare aux réductions de capital !

8 min de lecture

Sur cette page

Auteurs

Les obligations convertibles en actions (OC) sont depuis longtemps un outil courant de financement des sociétés.

Néanmoins, dans la conjoncture économique actuelle, nombre d’émetteurs vont être contraints, face à la constatation de pertes, de réduire leur capital afin d’apurer leur report à nouveau débiteur. Cette opération n’est pas neutre pour les porteurs d’OC. Cependant, il apparaît que dans la pratique cette question est souvent éludée ou pire, n’est même pas envisagée.

Rappelons que l’article L. 228-98 alinéa 4 du code de commerce dispose que : "En cas de réduction de son capital motivée par des pertes et réalisée par la diminution du montant nominal ou du nombre des titres composant le capital, les droits des titulaires des valeurs mobilières donnant accès au capital sont réduits en conséquence, comme s'ils les avaient exercés avant la date à laquelle la réduction de capital est devenue définitive".

Or, force est de constater que l’interprétation des termes "comme s’ils les avaient exercés" est loin d’être limpide lorsqu’il convient de l’appliquer aux OC. En effet cette rédaction permet des interprétations différentes quant à l’étendue précise des droits des titulaires d’OC affectés par la réduction de capital.

D’une première lecture littérale du texte, il serait possible de considérer que tous les droits de l’obligataire seraient susceptibles d’être affectés par la réduction de capital. Seraient ainsi affectés, à titre principal le droit d’accès du titulaire d’OC au capital mais également le droit de créance de l’obligataire. Le nombre d’actions auxquelles le porteur aurait réellement droit lors de la conversion serait donc réduit proportionnellement au montant de la réduction de capital qui lui aurait été appliquée s’il avait été actionnaire.

Les droits de créance attachés aux OC seraient également réduits, à due concurrence de la réduction du droit d’accès au capital de la société émettrice, comme si les OC avaient été effectivement converties avant réduction de capital.

Poussée à l’extrême, cette analyse conduirait à permettre à une société par le jeu d’un coup d’accordéon avec réduction de son capital à zéro, d’annuler purement et simplement sa dette obligataire sans bourse déliée !

Une seconde lecture plus conforme à la nature des OC, consiste à analyser l’article L. 228-98 à la lumière des principes généraux gouvernant les OC issus de l’ancien article L. 225-161 du code de commerce, abrogé par l’ordonnance du 24 juin 2004.

Conformément à ce texte, seule la part de capital à laquelle donnent droit les OC est affectée par la réduction de capital, à l’exclusion de toute réduction de la créance obligataire.

Cette seconde analyse plus réaliste permet de ne pas pénaliser les actionnaires de la société par rapport aux titulaires d’OC, en leur imposant de subir une dilution en capital, tout en préservant la qualité première du titulaire d’OC : celle d’un créancier de la société émettrice.

Ce risque d’interprétation pourrait constituer une importante source de différends entre porteurs et émetteurs d’OC, pouvant également intéresser d’autres parties, comme les actionnaires de l’émetteur et ses créanciers. Ce point pourrait néanmoins être anticipé par la mention dans le contrat d’émission des modalités de calcul des conséquences d’une réduction de capital motivée par des pertes sur les droits des porteurs d’OC.

par Jean-Eric Cros, Avocat associé
et Marc Flamand, Avocat

Article paru dans la revue Option Finance du 20 juillet 2009


En savoir plus sur notre cabinet d'avocats :

Notre cabinet d'avocats est l’un des principaux cabinets d’avocats d’affaires internationaux. Son enracinement local, son positionnement unique et son expertise reconnue lui permettent de fournir des solutions innovantes et à haute valeur ajoutée dans tous les domaines du droit.

cabinet avocats CMS en France

A propos de notre cabinet d'avocats

expertise marchés de capitaux

Expertise : Marchés de capitaux

observatoire euro pp 330x220

Observatoire des Euro PP

Retour en haut Retour en haut